2014-Suite

Plus d’un mois après mon retour, cette mise à jour pour le récit de mon 22ème voyage à Madagascar, du 26 novembre au 18 décembre 2014.

Evidemment, il y eut les fêtes de fin d’année, mais je dois aussi avouer que je préférais que se décantent les événements qui m’ont fortement marqué. En effet, mon journal de bord quotidien relate quantité de faits qui, avec le recul, ne méritent pas de figurer ici. Pourtant, je ne peux faire l’économie de ce qui s’est passé, bouleversant ce séjour. Peut-être aurais-je dû avoir la puce à l’oreille dès Orly, où les petits ennuis se sont succédé : problème de lunettes tombées et cassées, disparition de ma montre et d’une paire de rechange au contrôle de sécurité (qui, cette fois, porte bien mal son nom !), retard de 3 heures (il a fallu changer d’avion pour un problème technique) qui ne s’est jamais résorbé, entraînant la modification de mes plans de voyage : alors que j’étais bien décidé à passer une nuit de repos à Tana avant l’éprouvante 2ème partie du trajet vers Mahambo, j’ai enfilé les deux parties du long voyage, de plus en plus pénible à cause de l’âge… Une bonne raison : la surprise de trouver Fara à la gare routière d’Ambodivona, où elle a réservé une place dans un petit taxi-brousse qui va jusque Fénérive. C’est un avantage de ne pas changer de véhicule à Tamatave, mais quel inconfort ! Heureusement, j’ai de suite des nouvelles de Mahambo et du campus Mitsinjo, et elles sont bonnes : Felana, la fille de Fara et Faly donne aux élèves de cours bénévoles, imitée par l’un ou l’autre touriste de passage, qui font parfois un don spontané.

Felana aide les jeunes, bénévolement Judith et Christian, clients à Ylang Ylang

 

Les 11 heures de route sont un véritable calvaire : pas de place pour les jambes et une musique tonitruante toute la nuit (le chauffeur veut « rester éveillé » !). Il fait déjà clair à 5h15’ quand on arrive devant ma maison, accueillis par Faly, Paul, Kamisy et Vavrina. Au campus, je retrouve les « anciens » (Thonia, Catherine, Julien, Franky, Robert, Odon, Charles, Judicaël) et fais connaissance avec les nouveaux hébergés : Richard, Prisca, Sylvestre, Désiré, Anita, Jocelyn, Natacha et Juliot. La plupart sont cette fois volontaires pour une baignade dans l’océan, avant de repartir, nous sommes vendredi après-midi, en famille pour le week-end. J’avais heureusement gardé les maillots non utilisés.

Il fait une chaleur terrible, le thermomètre ne décolle pas de 32°, mais c’est normal en cette saison. Au repas du soir à Ylang Ylang, j’apprends qu’Amélie est de nouveau seule, son mari Thierry – gardien officiel du campus Mitsinjo – ayant de nouveau fait faux bond. C’est elle qui a repris le flambeau : décidément, ce sont les femmes qui tiennent la société en place ! Pendant le repas avec mes amis arrivent trois garçons de Mitsinjo (Charles, Richard et Odon), pour faire des exercices de lecture en français avec Felana et Chantal (qui ont réussi, à Fénérive, respectivement BAC et BEPC). Ils sont encore attablés quand je prends congé pour me mettre au lit tôt, dès 21h…

Mon journal multiplie les annotations en ce qui concerne une chaleur que même les Malgaches trouvent exceptionnelle. J’apprends avec tristesse que Mamymarinette a voulu quitter l’école et travaille à présent pour l’épicerie de Doris, tout en continuant à loger avec sa grande sœur Vavrina dans la «maison du jardin». Dès le premier dimanche, la famille de Sahamalany est là, avant 7h… pour le petit déjeuner : je reçois deux avocats et des litchis, car c’est la pleine saison. Puis c’est Gérard B. qui vient me chercher pour aller manger à midi chez son voisin et ami Philippe, à Ambatomalama : il y a du vin, ce qui est bien agréable ici ! J’aime aussi partager conceptions, convictions, expériences malgaches et… culturelles, cinématographiques et musicales : Gérard a plaisir à me faire écouter ses trouvailles en la matière.

Gérard et son cuisinier Christophe, sur la terrasse de Olatra Un bon repas à Ambatomalama, avec Philippe et Gérard

La fin d’après-midi est plus difficile, quand on m’annonce qu’Arliny, la petite de Vavrina est « à l’hôpital » : pour les gens de Mahambo, il s’agit du dispensaire du village ; la jeune doctoresse de garde n’est pas alarmiste et la fillette, reliée à un baxter, pourra rentrer dans quelques heures… en croupe avec sa maman sur le scooter ! J’irai payer demain l’intervention et les médicaments.

Le lundi, c’est aussi le jour du riz pour les élèves du campus : 180 kapoks (un peu plus de 50 kilos) coûtent un peu plus de 20 euros. Il faut les conduire au campus, avec le scooter, en deux fois vu le poids… C’est Amélie qui procède à la distribution. Je commence également des petits cours de français et d’anglais, expressions usuelles seulement, tant les connaissances de base sont limitées ! Fara m’explique le soir, à Ylang Ylang, les difficultés qu’elle rencontre pour la gestion du campus : beaucoup de papiers administratifs à remplir, des dossiers avec photos des jeunes hébergés, des responsables qui passent et font sentir qu’ils attendent un « petit cadeau » pour « fermer les yeux » : je suis assez en colère face à ces pratiques, malheureusement trop répandues dans ce pays…

Alors qu’il a abondamment plu en fin de nuit, la chaleur, ce mardi 2 décembre dont je me souviendrai toujours, est de nouveau insupportable… Dès 7h, Evariste est là avec une énorme infection sous le pied : une « épine » a pénétré profondément et infecté sur la largeur d’une pièce de 5 cents. Je perce et je tente, en vain, de lui enlever le corps étranger avec une aiguille stérile de seringue… Il faut aller au dispensaire, où la doctoresse et son assistante vont l’anesthésier pour lui enlever l’infection au bistouri. Les billets vont valser, ce mardi : 10 € pour cette « intervention chirurgicale » ; je m’occupe des médicaments (ce sont toujours les mêmes qui sont prescrits: Amoxycilline et Ibuprofen). Au marché, achats de sandales pour les enfants, de vêtements pour Paul et Vavrina, d’une radio chinoise avec prise AUX IN pour sonoriser le cinéma du soir, mon petit haut-parleur ayant lâché; mais qu’est-ce que cela en comparaison de ce qui m’attend ?

Euphorbia milii, l'épine du Christ Orchidée du jardin de Olatra

Il est 14h et je vais passer à table, après avoir fait quelques photos des beautés de mon jardin et de mon gardien Paul avec ses deux petits frères :

Le gardien Paul avec Evariste et Kamisy Pour mon dernier repas

il m’a apporté une « surprise » , deux volvaires qui poussaient près le maison de Vavrina et qu’il a cuisinées pour moi ; il est en train de faire un exercice de français sur ma terrasse quand, tout à coup, je l’entends hurler : il montre du doigt un filet de fumée qui sort du toit de sa maison ; pendant qu’il part en courant et en criant pour appeler les voisins à l’aide, je vois sa maisonnette s’embraser très vite, sans rien pouvoir faire ; une flammèche passe soudain jusqu’au coin côté cuisine de ma maison, qui s’embrase à son tour, alors que je suis totalement impuissant : vite, arracher la bonbonne de gaz, sauver les choses importantes dans ma chambre (papiers, argent, ordinateur, appareil photo,…) car en quelques minutes tout le toit est la proie des flammes ! Des voisins arrivent et penseront à sauver davantage : matelas, habits, trousse de toilette avec médicaments, tables, 4 chaises, 2 tabourets et le coffre vert. Cristo, le voisin d’en face et compagnon de Suzy, fera preuve d’une remarquable efficacité. Mais il faut vite sortir de la maison où la charpente va s’effondrer, d’ailleurs la chaleur est intolérable...

Sans commentaires Quelques minutes plus tard

Suzy aussi panique au moment où de la fumée s’échappe du gros palmier… de l’autre côté de la route : la cabane proche est jetée par terre par les hommes présents. Impossible de faire quoi que ce soit d’autre. Faly arrive presque en même temps que Raoul, mais c’est trop tard…

Je suis hébergé au bungalow B4 de Ylang Ylang – où sont entreposés ce qui a pu être sauvé – et je décide de suite, après un moment de repos, de rebondir. Je vais reconstruire, sans me laisser abattre ! D’ailleurs, au téléphone, Christiane m’encourage à prendre la chose du bon côté…

Dès le lendemain, je pars à Fénérive avec Gérard, pour acheter un nouveau réchaud à gaz deux becs et un pot de Nescafé, pour moi indispensable. Les familles amies viennent me dire leur sympathie réconfortante. Surprise : Tô (voir notre premier voyage en 2004) s’arrête devant Ylang Ylang, avec un client médecin cardiologue et une nouvelle Peugeot. A Olatra, avec Faly et Raoul, on évalue la situation.

Le lendemain matin projets de reconstruction

De suite sont commandées les pierres pour les nouveaux piliers, en dur cette fois, de la future nouvelle terrasse, car les travaux vont commencer déjà après-demain !

Dame Nature a le pouvoir de mettre un baume sur les blessures du cœur. Il y a des champignons suite à l’alternance de la pluie et du soleil : de gros bolets poussent dans la pelouse d’Ylang Ylang : le nom de l’établissement vient bien entendu de l’arbuste qui pousse à quelques mètres de mon bungalow et dont les fleurs dégagent leur parfum typique vers 17h chaque après-midi.

Cananga odorata Boletus aereus, le cèpe tête-de-nègre

Il y en a aussi une belle troupe près de chez Etienne, le gardien de Vero. Ces gros cèpes évoquent au plus près le nôtre appelé « tête-de-nègre », avec sa couleur sombre et sa bonne odeur ; de légères différences (notamment une chair plus jaune) ne m’empêchent pas de faire un test gustatif, alors que les autochtones m’assurent ne l’avoir jamais essayé. L’ayant parfaitement supporté, tout en trouvant sa chair plus acidulée que celle de notre Boletus aereus, Faly et Raoul le mangent à leur tour, sans aucun problème : c’est donc une espèce comestible ! Puisqu’on en est au rayon des champignons, chaque jour en allant nager comme d’habitude près de chez Vero, je croise sur leur pelouse, très près de la mer, une troupe de petits gastéromycètes qui me font de suite penser à Astraeus hygrometricus : il s’agit d’un petit champignon curieux, en boule entourée d’une collerette constituée de lanières hygroscopiques, c’est-à-dire ouvertes par temps humide et qui se recourbent vers l’intérieur par temps sec, comme pour protéger la partie fertile ; c’est une espèce qui aime les endroits chauds, secs et sablonneux, ce qui est le cas ici. Une vérification microscopique à mon retour confirmera cette détermination.

Un gasteromycète étrange L'amanite phalloïde, une tueuse

J’aurai encore l’occasion de goûter un autre champignon, un agaric proche de notre rosé des prés et qui poussait à la fois chez Nancia et près du terrain de football. Je les ai trouvés délicieux. Enfin, toujours dans la pelouse de Vero, de superbes amanites phalloïdes blanches ; c’est leur odeur, autant que l’anneau et la volve, qui m’a fait penser à ce redoutable toxique : là aussi, l’étude de la spore au microscope, à mon retour, lèvera tout doute : il s’agit bien d’elle… entourée par des arbres de là-bas (cocotier, flamboyant, Tambourissa), sans le moindre chêne, en compagnie duquel elle se plaît chez nous !

Avec les litchis qui abondent, je fais de la confiture et du rhum arrangé : les fruits dénoyautés macèrent dans du rhum avec peu de sucre, car ce fruit déjà très sucré. C’est une boisson très fréquemment consommée ici, et qui se décline de multiples façons, avec les fruits de saison, mais aussi du gingembre, de la vanille, de la cannelle, des fleurs de Ylang Ylang… Pendant que je « cuisine », les enfants ont repris la tradition des livres à colorier (quelques-uns ont échappé au sinistre) et sont sur la terrasse du bungalow : Vola, les deux adorables jumeaux Badoda et Katita, recueillis par Fara et Faly, et leur jeune fils Manjato.

A Olatra, les travaux ont démarré et les trous sont déjà prêts pour recevoir les piliers de la terrasse, pendant que les parpaings fabriqués sur place s’entassent sous ce qui reste de la maison.

Les ouvriers sont heureusement à l'ombre ...entre les pilotis de béton, sous la maison

Régulièrement, j'ai des nouvelles de Belgique, par Christiane avec Skype out: mon petit téléphone portable, tout à fait obsolète même aux yeux des Malgaches les plus pauvres, fonctionne toujours parfaitement. Ici, les journées s'écoulent assez paisiblement : je choisis la sédentarité et les contacts avec les familles et les jeunes de Mitsinjo.

Câline passe ses journées à guetter mon seau poubelle Un petit crabe en visite au bungalow 4

Sous le kiosque Frère et soeur

Chaque jour, place au rite de la baignade, de grand matin et au crépuscule, en passant parfois par Mitsinjo où les élèves se préparent pour l'école. A l'aller comme au retour , c'est chaque fois un petit parcours "nouveau": des ciels changeants, une rencontre, des jeunes qui s'entraînent sur le terrain de foot, un champignon, une aire de faulde (où se fabrique le charbon de bois), une chute de scooter - comme il fait sec, la piste n'est pas commode à cause du sable - au moment où tombe d'un arbre... une grenouille sur ma cuisse: le mouvement fait pour la chasser m'a déséquilibré: ouf, j'en serai quitte pour un beau "bleu" à la fesse... et la pommade à l'arnica est souveraine en pareil cas !

L'ambiance au campus Mitsinjo scooter bleu chez Véro

 piste et terrain de foot cocotier géant

habits sur arbre Fabrication du charbon de bois

D'autres rites : le cinéma pour les jeunes le soir, quand c'est possible ; nombreux passages à Mitsinjo pour réinstaller le filet de volley, apporter de nouvelles serrures ou lampes solaires - j'ai parfois le blues à cause du matériel cassé ou disparu - ou donner, comme cette fois, le ballon de foot acheté grâce à la générosité de Christian et Judith, présentés plus haut ; confiture avec les grenadelles reçues de Raymond ; comptes rendus sur mon notebook et photos pour illustrer ce récit ; botanique pour essayer d'identifier un maximum de plantes et fleurs ; rencontres avec des clients vazaha de passage à Ylang Ylang ; visite chez une famille amie ; la traditionnelle visite d'Emile de Foulpointe ; les courses au marché du village pour participer aux repas pris en commun avec Fara et Faly,...

Un ballon de foot La famille de Zoe

Chaque jour aussi, évidemment, je passe au chantier pour assister aux progrès quotidiens de la reconstruction de ma maison. Paul, mon gardien, y passe la nuit pour garder les deux "trésors" qui ont beaucoup de valeur marchande, donc pourraient être volés : les sacs de ciment et les fers à béton destinés aux nouveaux piliers de la terrasse et à la dalle réalisée au-dessus de la cuisine qui, avec son plafond en bois, est la pièce qui a le plus souffert des flammes : je n'ai pratiquement rien pu récupérer de ma vaisselle !

Le gardien Paul logera dans la maison... échafaudage dans la cuisine

Des événements plus préoccupants ont également beaucoup mangé mon temps, en relation avec Mitsinjo. Il serait trop compliqué d'expliquer ici pourquoi il a fallu renvoyer deux élèves et se séparer d'un autre ainsi que des deux professeurs qui auraient dû assurer davantage la liaison entre Fara et Amélie, la gardienne du site, et le CEG. C'est avec beaucoup de tristesse, mais aussi de fermeté indispensable, que ces "sanctions" ont dû être prises pendant mon séjour. En effet, quand je suis absent, Fara et Faly se trouvent confrontés à des problèmes qu'ils peinent à assumer seuls, ce que je comprends parfaitement ; comme nous sommes coresponsables des jeunes (qui sont mineurs!), ils ont raison de profiter de ma présence pour prendre certaines décisions difficiles, comme d'ailleurs pour remplir des formalités administratives, notamment à la municipalité, où interviennent les parents dont j'ai pu faire la connaissance, car les temps d'attente pour rencontrer les autorités communales sont parfois longs... Autre aspect désolant: la visite à une mortuaire, bien éprouvante. A moins de 100 mètres de chez moi, deux frères se sont disputés à propos d'un téléphone portable et l'un des deux a porté à l'autre un coup qui se révélera mortel : la victime n'a que 20 ans !

C'est bientôt la fête de Noël, très importante pour les Malgaches, et Felana répète inlassablement chaque soir, avec quelques copines qui l'accompagneront pour animer par leurs chants la cérémonie au Temple. Je pourrais encore raconter tant de choses, parmi lesquels il faut choisir : un soir, je suis intrigué par l'arrivée sur la plage d'une barque de pêcheurs avec moteur ; ils en déchargent 3 requins de belle taille, dont une femelle qui a dans le ventre 6 petits prêts à naître, déjà de la taille de gros brochets. Les pêcheurs vendront la chair des requins, mais ils sont surtout préoccupés de récupérer les ailerons, qui valent pratiquement plus que tout le reste: les chinois sont friands de cet "aphrodisiaque", presqu'aussi réputé que la corne de rhinocéros !

Avant mon départ, je peux déjà voir les piliers de la future terrasse, et le début des pignons en parpaings: j'ai donc le bon espoir de trouver une "nouvelle" maison à mon prochain retour à Mahambo... que je quitte toujours avec un serrement de cœur, notamment en disant au revoir à mes amis et aux jeunes du campus.

Vola Filles de Zoe

C'est Gérard qui nous (Fara profite de l'occasion) conduit à Tamatave, qu'on atteint maintenant en moins d'une heure et demie, depuis que la route a été (enfin!) correctement réparée. Le marché de la ville (bazar be) a été entièrement refait et est devenu très agréable... pour y acheter artisanat et vanille de belle qualité, même si celle-ci a beaucoup augmenté de prix. En attendant le départ à 18h du taxi-brousse de la (nouvelle) compagnie Cotisse, j'ai l'occasion, c'est une chance, de me reposer chez Lydia, une nièce de Fara que je n'avais plus revue depuis quelques années. Elle est absente, mais l'hospitalité de son papa Nicolas est remarquable. C'est en tuk-tuk jaune que je rejoins le centre ville: ils se sont multipliés en quelques mois seulement, puisque c'est à Mahajanga, en mai, que j'avais vu les premiers, en compagnie de Christiane. Retour sans gros problème, même si les contrôles de sécurité sont particulièrement zélés et qu'une escale "technique" fut nécessaire au Kenya : on est arrivé à Orly juste avant la fermeture de l'aéroport.

 

 

 

 

Vous les retrouverez, ainsi que la suite de mes aventures malgaches, en juin 2015: je repars là-bas en mai avec mes deux fils, Nicolas et François. Pour vous faire patienter, cliquez déjà sur 2015, pour voir, grâce à mon ami Gérard, les photos de l'avancement des travaux à Olatra...